Les jeunes filles demandent parfois si le prince charmant existe ; les garçons, eux, parlent de la « perle » qu’ils espèrent dénicher.

Non ! Il n’y a pas de prince charmant, il n’y a pas de princesse de rêve ! Et le comble de la naïveté est de penser que Dieu se doit de nous parachuter ce conjoint sur mesure. Un homme parfait n’existe pas. Une femme parfaite, non plus. Pas même celle du voisin.

 

Cessons de rêver…

La condition humaine comporte des limites et imperfections. Il faut prendre conscience, un jour ou l’autre, que la vie humaine n’est pas un long fleuve tranquille. Chaque être humain comporte sa part d’imperfections. Au plan physique, mais surtout au plan psychologique ou moral, qui peut se targuer d’un équilibre parfait.

Notre passé explique souvent nos difficultés d’aujourd’hui. Depuis notre enfance, des évènements nous ont marqués : si nous avons été mal aimés, incompris, voire rejetés, nous portons des cicatrices d’agressivité ou de mésestime de soi. Se nous avons été surprotégés, nous pouvons avoir des comportements de repus ou d’insatiables. Si nous n’avons connu que la réussite, nous serons tentés par la suffisance ou l’incapacité d’admettre un échec passager… De plus, le monde moderne a beau l’oublier, le péché existe, et apporte son lot de souffrances.

Cessons dès lors de rêver du conjoint sans défaut, toujours délicat, ne connaissant jamais de sautes d’humeur, de chutes du désir, de repli sur soi. Reconnaissons d’abord nos faiblesses pour mieux les accepter chez l’autre.

 

« Ce que je suis devenu, c’est grâce à toi »

Dans la meure où le choix du conjoint à été réfléchi, où les qualités reconnues de chacun garantissent une forte probabilité de succès, il est possible de gérer un certain coefficient inévitable d’insatisfaction. Les imperfections sont le rappel que l’être humain est, ici-bas, en genèse de progrès, avec la grâce de Dieu. Aimer un être, c’est l’aider à acquérir sa plénitude d’être humain, à dépasser certaines de ses limites. Heureux le couple où, au terme de son parcours, chacun peut dire à l’autre : « Ce que je suis devenu, c’est grâce à toi ».

Etre adulte, c’est composer avec l’imparfait. Mieux : ces imperfections sont une invitation à vivre le mystère pascal. Dans la mesure où nous acceptons de mourir à notre égocentrisme, à nos rêves de fusion, de bonheur sans nuage, nous pouvons connaître la résurrection d’un couple enrichi des différences acceptées. En attendant de rencontrer dans l’Eternité l’Epoux parfait.

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