Parce que aimer est important

Des réponses à vos questions. 

 

 

 

 

 

 


Vous trouverez ci-dessous un résumé du livre La communication, du père Denis Sonet, aux éditions le livre ouvert, Paris, 2002, et plus particulièrement, une partie sur les enjeux de la communication, une autre sur les pièges principaux à éviter pour bien dialoguer et enfin une dernière donnant quelques clefs pour bien communiquer.

 

Les enjeux de la communication

 La communication permet :

-          l’adaptation

-          la conservation de l’admiration pour l’autre

-          la résolution des tensions en famille

 

L’adaptation

La communication permet l’adaptation. Elle est indispensable pour vivre ensemble 20, 30, 50 ans ! chaque conjoint va évoluer avec les années. Si on parle, on peut s’ajuster, connaître les nouveaux désirs de l’autre et y répondre.

Si tu me dis un jour, que tu es fatiguée

Je me ferai repos

Si tu me dis un jour, que ma présence te pèse

Je me ferai silence

Si tu me dis un jour, que mon visage te lasse

Je me ferai beauté

Si tu me dis un jour, que ton amour s'envole

Je me ferai désir

Si tu me dis un jour, que tu as faim de mes baisers

Je me ferai tendresse

Si tu me dis un jour, que tu as le coeur lourd

Je me ferai écoute

Mais si tu ne me dis rien?

 

La conservation de l’admiration pour l’autre

Si on ne parle pas, on finit par ne plus voir le merveilleux de l’autre. Ceux qui dialoguent découvrent constamment le trésor intérieur et l’amour rejaillit  à chaque découverte.

La communication aide le couple à réaliser son harmonie charnelle, comme d’ailleurs son enrichissement spirituel.

 

La résolution des tensions en famille

La verbalisation des sentiments libère. Un enfant doit pouvoir exprimer sa souiffrance, sa colère, sa joie de ses succès à l’école ou ailleurs. Chaque membre du couple a besoin d’un lieu de parole où il puisse vider son sac.

 

Principaux pièges à éviter

Les malentendus de départ

Ils faussent le dialogue.

Je projette sur l’autre des qualités qu’il n’a pas ou ai une image détériorée de lui. Résultat : la rencontre se fait entre des étrangers : le dialogue est faussé.

La fusion

Elle empêche la communication.

Pour qu’il y ait dialogue, il faut que je sache qu’une partie de l’autre m’échappe et que seul le dialogue peut m’ouvrir sur le mystère toujours persistant de l’autre.

Les faux dialogues intérieurs

Chacun fait les questions et les réponses dans sa tête puisqu’il prétend connaître l’autre. La parole devient inutile.

Exemple : je sais ce qu’il va me dire, de toutes les façons il ne veut pas m’écouter, il sait très bien ce que j’en pense…

Ces faux dialogues cachent-ils une peur d’être incompris, rejeté, blessé ?

La pauvreté des dialogues

Attention à ne pas affadir les mots en les répétant trop, sans y mettre de cœur (chéri, je t’aime, etc.). Ce langage-lieu-commun, bouche-trou, accompagné de gestes de routine (bisous froids, caresses sans cœur…) tuent la relation.

L’imposition de son propre ressenti

C’est commune une pression morale qui dicte à l’autre ce qu’il doit penser, sentir ou faire (pense à écrire à ta mère, parle à ton fils,…).

La mésestime de soi

Ayant une opinion de moi négative, je suis persuadée que l’autre a sur moi le même jugement négatif. A la moindre phrase je me sens jugé. Je crains la parole de l’autre, j’ai peur d’être déçu par sa réponse ou son indifférence.

Les fausses interprétations

Mieux vaut demander à l’autre de reformuler différemment plutôt que de risquer d’avoir mal décodé ce qu’il nous a dit. Les quiproquos peuvent être de vraies plaies.

Les blessures du passé

Un être humaine st comme un iceberg : dans sa partie cachée sont enfouies toutes les traces de ses relations antérieures. Si les relations avec nos parents ont été bonnes, nous désirons retrouver les mêmes avec note conjoint. Si elles ont été mauvaises, nous recherchons à réparer les souffrances des frustrations passées. Dans ce cas, la demande peut être intense et l’autre incapable de la satisfaire.

Le ressentiment

L’agressivité est fréquente en famille, elle est alimentée par des rancoeurs accumulées, des ruminations entretenues.

Les cercles vicieux

Tous les couples fonctionnent avec des cercles vicieux mal repérés.

Exemple : moins le mari parle, plus la femme parle pour le faire parler et plus la femme parle, moins le mari a la possibilité d’en caser une !

Les besoins en communication divergents

Les besoins varient en fonction des éducations et des caractères. Il y a les « secs » et les « fleuves ». Les heurts sont inévitables.

Le mendiant de paroles ressent un immense besoin d’échange. Des frustrations de l’enfance peuvent en être la cause. Elles cachent parfois le besoin d’exister, d’être reconnu, une recherche de sécurité pour celui qui supporte mal la solitude.

Le comportement de met peut s’expliquer par diverses raisons :

-          il trouve la parole inutile, du moment qu’il agit, il croit dire.

-          Il est inhibé par une pudeur datant de l’enfance

-          Il a peur de se livrer, d’être jugé, manipulé ou de risquer un affrontement.

-          Il fuit les problèmes,

-          Il s’enferme pour éviter le harcèlement des questions incessantes de l’autre

-          Il a du mal à verbaliser, à trouver les mots pour exprimer ses sentiments

-          Il craint de blesser ou d’ennuyer avec ses soucis

-          Il aime la solitude, la « paix » et craint les bavardages insipides.

Les obstacles externes

Fatigue, stress, télévision, engagements, manque de temps pour se rencontrer, présence très prenante des enfants.

L’immobilisme

La non-envie de faire effort pour sortir des habitudes, pour trouver le temps et le courage de parler.

 

Quelques clefs pour une bonne communication

Une bonne communication est basée sur une écoute et une parole de qualité. Voici quelques astuces pour vous améliorer dans ces deux domaines.

L’écoute

Elle nécessite :

-          Une volonté d’accueillir : cela exige un climat général d’ouverture aux autres au sein de la famille, un a priori favorable pour leurs comportements, une attention générale à leur vie, une certaine disponibilité et de donner aux autre le droit de penser et de ressentir les choses librement.

-          Une modération de ses sentiments et réactions : cela signifie qu’il faut être capable de se maitriser, d’accueillir et d’écouter ce que l’autre a à dire, sans bondir immédiatement, sans partir au quart de tour, sans faire aussitôt une réflexion, sans formuler rapidement un interdit ou un reproche. Elle nécessite une sérénité profonde. L’anxiété est une mauvaise conseillère et ne peut qu’amplifier et compliquer les difficultés. La peur est la grande ennemie de l’écoute.

Ecouter, c’est permettre l’expression de ce que l’on ressent, particulièrement s’il s’agit d’émotions négatives (haine, colère, jalousie…).  Toute parole est libératrice, thérapeutique. A l’inverse, toute parole non reçue provoque un abcès. Si les conjoints savent prendre le temps de s’écouter l’un l’autre et acceptent d’être pour l’autre ce lieu de décharge de ce qui les gêne, ils évitent  d’aller payer un psychologue pour trouver ce temps d’écoute indispensable et renforcent leur intimité.

Comme nous l’avons dit, écouter, c’est savoir se taire, sans réagir trop vite.

Ecouter, c’est permettre de ne pas apporter de consolations faciles et passe-partout (ce n’est rien, je vais t’arranger ça, tu n’as qu’à…).

Ecouter, c’est ne jamais blâmer ou juger. Même les jugements positifs (c’est bien !) ne sont pas toujours opportuns. Ils encouragent mais peuvent couper court au dialogue puisque l’affaire est jugée.

Ecouter c’est apprendre à décoder. Décoder le niveau d’intensité du sentiment exprimé par une phrase parfois banale, décoder ce qui se cache derrière l’agressivité d’une remarque.

Ecouter c’est encore montrer qu’on a compris. Une écoute active se compose d’un mariage de reformulation et d’empathie. La reformulation de ce que dit votre conjoint vous permet de vous assurer que vous avez bien compris ce qu’il veut dire, en tenant compte du ton, du langage non-verbal et du fond ! L’empathie permet, dans un respect total, d’essayer de comprendre l’autre de l’intérieur.

 

La parole

Après une bonne écoute, il est plus facile de trouver la parole dont l’autre a besoin. Que dire ?

L’écho en soi de cette écoute

Si la parole se situe après l’écoute, il est évident que l’autre ne se contentera pas d’une simple reformulation, aussi délicate soit-elle, ni d’un conseil opportun, souvent non demandé.

Il est bon de commencer par dire les sentiments que la parole de l’autre a fait jaillir en soi. Et mieux encore, dire à l’autre le positif dans ce qu’il a exprimé. Au dernier stade, on peut donner son appréciation.

Le ressenti

Les maris désireux de plaire à leur épouse s’ingénient souvent à chercher ce qu’ils pourraient lui dire. Les uns discutent de problèmes politiques, économiques ou sportifs… en général, l’épouse préfère que son mari lui parle de lui.

Une parole d’amour

Les gestes ne suffisent pas : un sacrement n’est valide que s’il y a eu un geste (eau du baptêm) et une parole (je te baptise). En amour c’est pareil ! à chacun de trouver ces paroles heureuses qui jaillissent du cœur.

Une parole d’admiration et de reconnaissance

C’est essentiel pour l’enfant qui a besoin de lire, surtout fans les uex de son père, une admiration pour ses qualités.

C’est vrai pour l’époux qui sait bien que l’amour féminin comporte 80% d’admiration.

C’est vrai pour l’épouse qui ne trouve pas désagréable les compliments sincères, qui sait que son travail est apprécié et qu’elle est toujours belle aux yeux de son aimé. 

Une parole qui pleure

N’hésitez pas à confier vos souffrances et vos difficultés à votre conjoint, être à deux pour la porter aide !

Une parole élevante

C’est une parole qui livre le meilleur de soi, cette intériorité où se trouvent nos valeurs, nos raisons de vivre et notre relation avec Dieu.

 

En conclusion

 Nous avons donc vu que la communication est essentielle à l’adaptation en face des évolutions des conjoints. Mais en même temps, force est de constater que la communication de va pas de soi !

C’est pourquoi un mouvement de spiritualité familiale, les équipes Notre Dame, a inventé le devoir de s’asseoir. Le terme devoir peut choquer car on imagine que ceux qui s’aiment ont un besoin spontané de partager, de se dire leur amour. Pourtant, l’expérience montre que beaucoup n’éprouvent plus ce besoin après quelques mois ou années.

On ne peut donc faire l’économie d’un véritable effort pour renouer le dialogue endormi, malgré les variations du désir dans le temps, la différence des centres d’intérêts etc. Mais cet effort est payant, dans la mesure où s’instaure une communication au niveau des ressentis, où chacun exprime en vérité sa tendresse, ses aspirations, ses rêves, mais aussi ses attentes et ses déceptions, où les contentieux se règlent par une meilleure compréhension réciproque.

Le couple accède alors à la communication-communion et le devoir a fait place au plaisir de s’asseoir !

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